SŒUR SAINTE-MARGUERITE-MARIE
(Marie-Azilda Gauthier)
1880-1958

Enfance et formation religieuse

Marie-Azilda Gauthier est née le 6 avril 1880 à Chicoutimi, dans la paroisse Saint-François-Xavier. Elle termine ses études chez les Sœurs du Bon-Pasteur. Le 27 octobre 1900, elle entre au noviciat des Augustines de Chicoutimi. Elle reçoit sa formation religieuse de sœur Saint-Dominique[1], l’une des premières postulantes de la communauté. Elle fait profession le 16 août 1901, on lui donne le nom de sœur Sainte-Marguerite-Marie.

Origine

Chicoutimi
Années de service

1920-1957
Spécialités

Supérieure - Dépositaire - Responsable de l'orphelinat et des soeurs Tourières

Expérience professionnelle

Après sa profession, soeur Sainte-Marguerite-Marie connaît les principales charges de la communauté: l’orphelinat, responsable des sœurs Tourières[2], le noviciat, l’économat et le bureau des renseignements de l’hôpital.

Supérieure de 1920 à 1926 

À la suite des fondatrices, pour continuer et développer l’œuvre, soeur Sainte-Marguerite-Marie se révèle une grande bâtisseuse. En 1921, afin de répondre aux différents besoins des malades et des médecins, le chemin couvert qui relie l’Hôpital de Marine à la chapelle de la Sainte-Face est restauré sur un plan de trois étages.

Supérieure de 1929 à 1935 

Les premiers jours de mai 1929 marquent l’époque des constructions d’envergure. Un premier projet, conçu et étudié depuis deux ans, se réalise au début de son troisième triennat. Deux magnifiques ailes de quatre et cinq étages, construites en pierre, à l’épreuve du feu, sont inaugurées en décembre 1930.

Supérieure de 1941 à 1947 

En 1941, l’hôpital entre dans son plus fort courant de construction, démolition et réfection. Le mois de septembre marque le début des travaux d’une première annexe de sept étages; terminée en 1942, elle donne 200 lits, une deuxième lui fait suite, puis une troisième. Les années 1943 à 1945 voient le terme des travaux et de la transformation de l’hôpital, qui, outre plusieurs services de base, portent la capacité de l’hôpital à 700 lits.

Conclusion

Héritière du patrimoine des pauvres, formée par les fondatrices et par ses différents mandats, elle a perfectionné ses qualités religieuses et administratives qu’elle utilisera pour l’évolution de la communauté et de l’hôpital. De 1920 à 1947, soit comme supérieure ou comme dépositaire, soeur Sainte-Marguerite-Marie et son conseil seront aux prises avec le problème des constructions. Malgré la crise économique de 1929 et la guerre de 1939-1945, l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier est devenu, grâce notamment à sœur Sainte-Marguerite-Marie, un centre hospitalier moderne et pourvu de spécialistes. Il se hissera au rang des hôpitaux les plus prestigieux du Québec et du Canada. Pour ce travail remarquable, sœur Sainte-Marguerite-Marie mérite sa place comme Membre émérite du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi.

[1] Adéline Légaré, 1850-1914.
[2] La communauté des sœurs Tourières constituait un moyen de communication d’une communauté cloîtrée avec le monde. De plus, l’action de la tourière, tant par sa conduite que par les soins prodigués aux malades, prolonge la communauté cloîtrée dans le monde. Voir Normand Perron. Un siècle de vie hospitalière au Québec. Les Augustines et l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier, 1884-1984, Québec, Chicoutimi, 1984, p.38.

 
 
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