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Programme de traumatologie
Description :

Programme de Traumatologie

Organigramme

Traumatisme crânien cérébral léger (TCCL)


Définition du TCCL selon l’Organisation mondiale de la Santé

Le traumatisme craniocérébral léger est une atteinte cérébrale aiguë résultant d’un transfert d’énergie d’une source externe vers le crâne et les structures sous-jacentes. Opérationnellement, il se traduit par : 

L’objectivation d’au moins un des éléments suivants (qui doit obligatoirement être causé par l'impact sur le cerveau) :

  • Une période d’altération de l’état de conscience (confusion ou désorientation)
  • Une perte de conscience de moins de 30 minutes
  • Une amnésie post-traumatique de moins de 24 heures ou
  • Tout autre signe neurologique transitoire comme un signe neurologique localisé, une convulsion ou une lésion intracrânienne ne nécessitant pas une intervention chirurgicale

     

Un résultat variant de 13 à 15 sur l’échelle de coma de Glasgow 30 minutes ou plus après l’accident, lors de l’évaluation à l’urgence.

Ces manifestations d’un TCCL ne doivent pas être dues à une intoxication à l’alcool, aux drogues illicites ou à la médication, ni être causées par d’autres blessures ou le traitement des autres blessures (lésions systémiques, faciales, intubation), ni résulter d’autres problèmes (traumatisme psychologique, barrière linguistique ou autres pathologies coexistantes chez l’individu), ni être causées par un traumatisme craniocérébral de nature pénétrante1.

1Source : rapport du Task Force, chap. 12, p. 115
 
 
Un modèle régional de prise en charge des victimes de TCCL
 
La région du Saguenay Lac-Saint-Jean s’est dotée depuis 1994 d’un mécanisme de prise en charge visant à coordonner les interventions auprès des victimes d’un traumatisme crânien cérébral léger (TCCL). Au fil du temps, des liens de fonctionnalité se sont établis entre les urgences de tous les CSSS de la région avec le programme de traumatologie du CSSS de Chicoutimi dans le but notamment d’améliorer le repérage de ces victimes et d’agir promptement afin de minimiser les risques de complications médicales aiguës ainsi que les risques de complications fonctionnelles. Des activités diverses de prévention, sensibilisation et de formation, en collaboration avec ses partenaires, ont également été tenues.
 
Le modèle régional de prise en charge des TCCL fait déjà l'objet d'un consensus de la région. Son opérationnalisation repose en majeure partie sur la contribution de tous les acteurs impliqués. Plusieurs communications (formations, conférences, DVD et vidéo, documentation écrite, etc.) ont été développées ou acquises afin de sensibiliser l'ensemble des médecins, le personnel paramédical du réseau régional, tous les partenaires régionaux (par ex. des milieux de l’éducation, municipaux, paragouvernementaux, communautaires, médiatiques ou des entreprises) ainsi que la population.
 
Les groupes cibles identifiés à cet effet sont :
  • Le personnel des urgences (médecins et personnel au triage)
  • Le personnel des CSSS (médecins et paramédicaux des centres hospitaliers, CLSC et CHSLD
  • Les services de santé au sein des grandes industries
  • Les premiers répondants incluant les préventionnistes
  • Les établissements d'enseignement (universitaire, collégial, secondaire, primaire)
  • La population générale


Où consulter

La victime de TCCL pourra obtenir des informations sur sa situation et consulter une personne ressource à différents endroits. Elle peut se référer au service de santé sur son lieu de travail ou de loisir ou peut par ailleurs se présenter directement à l’urgence ou se rendre à sa clinique médicale, son GMF ou son CLSC. 

 
Cependant, devrait consulter sans attendre dans une urgence, une personne qui présente les symptômes ou signes suivants :
  • Difficulté à se réveiller dans les premières heures suivant le traumatisme
  • Perte de conscience avec ou sans convulsions
  • Apparition ou augmentation des vomissements plusieurs heures après le trauma
  • Mal de tête qui augmente en intensité et qui devient non contrôlable
  • Troubles de l’équilibre importants
  • Diminution de la force ou un engourdissement d’un membre
  • Écoulement continu, goutte à goutte, d'un liquide limpide clair (LCR) par le nez, les yeux ou les oreilles

     

Le diagnostic médical 

 
Un médecin appréciera l’ensemble des informations obtenues sur les lieux de l’accident, afin de poser ou non le diagnostic de TCC léger. Il jugera également s’il aura besoin ou non d’examens paracliniques supplémentaires (comme des dosages sanguins ou un TDM) en vue d’évaluer le risque de complications neurochirurgicales aiguës et de la nécessité ou non de procéder au transfert de la victime vers le Centre de neurotraumatologie. 
 

Congé, conseils et suivi
 
Une fois le danger de complications neurochirurgicales écarté, le médecin pourra donner congé au patient après s’être assuré que la victime ait reçu les explications relatives aux symptômes qui pourront survenir au cours des prochains jours, leur évolution dans les prochaines semaines et la façon dont la victime pourra les gérer.
 
Aussi, il pourra référer la victime à l’équipe du programme de neurotraumatologie qui assurera le suivi des symptômes et le support à la victime.
 

Suivi et évaluation du risque de complications fonctionnelles par notre équipe
 
Pour la majorité des cas, le suivi consistera à vérifier par voie téléphonique auprès de la victime que les explications ont été bien comprises et les symptômes bien gérés. L’intervenant s’assurera de répondre à toutes les questions de la victime. 
 
Pour les victimes présentant un risque de complications fonctionnelles plus élevé, des interventions préventives pourraient être nécessaires, telle l’organisation d’un suivi en psychologie ou en physiothérapie ou l’orientation vers d’autres ressources en fonction des besoins de la victime et de son pronostic (à titre d'exemple, en centre de réadaptation en déficience physique). Il y aura un partage des informations avec le médecin traitant qui sera impliqué dans le suivi. Le médecin-conseil du programme pourra être une personne ressource à divers niveaux.
 
Le TCCL est très rarement associé à des complications médicales graves ou à un décès. Aussi, l’objectif de l’équipe demeure que les symptômes post-TCCL restent un mauvais moment à passer sans séquelles fonctionnelles persistantes.
 

Exemples d'interventions possibles pour prévenir les complications :
  • Relances téléphoniques auprès de la victime
  • Suivi par le médecin de famille
  • Consultation ponctuelle en ergothérapie pour mieux comprendre les principes de gestion d’énergie
  • Évaluation ou intervention précoce en psychologie, physiothérapie, service social ou autre, surtout pour traiter des problèmes associés (stress traumatique, entorse cervicale, désorganisation de la routine de vie, etc.)
  • Congé à domicile sans besoin de service (la majorité des situations)
  • Orientation vers des services en santé mentale et en toxicologie
  • Orientation vers équipe spécialisée du Centre de réadaptation en déficience physique Le Parcours de Jonquière ou l’Hôpital de jour gériatrique du CSSS Cléophas-Claveau de La Baie


Documentation et liens utiles - TCC léger

Brochure Neuro-12 : Le traumatisme crânien cérébral léger (TCCL) chez l'adulte

Algorithme décisionnel pour la gestion du risque de complications neurologiques graves à la suite d'un TCCL, clientèles adulte et pédiatrique

Orientations ministérielles pour le traumatisme crânien cérébral léger 2005-2010

Brochure pour la clientèle pédiatrique, conçue par l'Hôpital de Montréal pour enfants

Kit pour commotion cérébrale dans le sport de L’Hôpital de Montréal pour enfants

Site Internet donnant accès aux PowerPoint des 2 conférences du Saguenay-Lac-Saint-Jean prononcées au colloque annuel de la BIAC-ACLC à Ottawa le 26 septembre 2012. « MODÈLE DE PRISE EN CHARGE RÉGIONALE DES VICTIMES DE TCC LÉGER DANS LA RÉGION DU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN AU QUÉBEC » et « OBSERVATION CLINIQUES SUITE À L'UTILISATION DE LA PHARMACOSTIMULATION AUPRÈS DE VICTIMES DE TCC MODÉRÉ-GRAVE »

 

Documentation et liens utiles - Traumatologie

Recueils de procédures en traumatologie du CSSSC sur le site de l'INESSS
*Ce site est accessible seulement à partir du RSSS

Page d'accueil du site Fonction Évaluative du Continuum de Services en Traumatologie de l'INESSS
(tant dans ses différentes sections "Les nouvelles du CST", "Toutes les nouveautés du CST" que "Publications", le site du Continuum de Services en Traumatologie offrent un nombre important de documents locaux, nationaux et internationaux très intéressants)

http://www.repar.veille.qc.ca/info-tcc/-Accueil-

Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal - visioconférences

Coma Science Group (Équipe belge de recherche sur les États de conscience altérée (coma, état végétatif, état de conscience minimale, syndrome de verrouillage, etc.))

 


Vidéo

Vidéo "24 heures pour la vie" réalisé par la Fondation de ma vie

 

Le Continuum de Services en Traumatologie Québécois

Le continuum de services en traumatologie (CST) est le modèle d’organisation des services de traumatologie québécois. Il est constitué de 14 maillons qui couvrent tous les types de prévention, soit la prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire. Le CST est un système intersectoriel auquel collaborent des organismes gouvernementaux, paragouvernementaux, universitaires et communautaires.

Le CST s’articule selon un modèle basé sur la matrice de Haddon, qui comprend les trois types de prévention. La prévention primaire, qui consiste à prévenir les accidents, ainsi que la prévention secondaire, qui vise à prévenir les blessures, constituent respectivement le premier et le deuxième maillon du continuum de services. La prévention tertiaire, qui vise la réduction de la mortalité et de la morbidité liées aux séquelles des traumatismes, a également pris une place importante dans les préoccupations des partenaires du continuum.

Le CST fait de la prévention selon les types de prévention de la matrice de Haddon :

  • PRIMAIRE, en PRÉIMPACT, par la prévention des accidents;
  • SECONDAIRE, au moment de l’IMPACT, par la prévention des blessures;
  • TERTIAIRE, en POSTIMPACT, par la réduction de la mortalité et de la morbidité liées aux séquelles des traumatismes.

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Informations :

Coordonnées du programme de Traumatologie

305, rue Saint-Vallier
Chicoutimi G7H 5H6
 
Téléphone : 418 541-1000, poste 2326 ou 2194
Télécopieur : 418 541-1109

 

 
 
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